Groupe d’espèces

  • Petits échassiers - limicoles

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Bécasseau sanderling

Le bécasseau sanderling fait partie du groupe des bécasseaux, les informations de cette page concernent l’ensemble des combattants, chevaliers et bécasseaux.

Une sensibilité à fleur de bec

La très grande famille des limicoles, ces petits échassiers qui peuplent nos littoraux, compte deux groupes : les scolopacidés et les charadriidés. Les scolopacidés, dont font partie les combattants, chevaliers et autres bécasseaux, privilégient les capteurs tactiles de leurs becs pour repérer leurs proies. Les charadriidés utilisent davantage la vue, c’est sans doute pour cela que leurs yeux sont plus grands. Les dix espèces de scolopacidés présentes en Bretagne, les chevaliers guignette, aboyeur, arlequin, culblanc et gambette, les bécasseaux variable, violet, maubèche, et sanderling, et le combattant varié, sont toutes migratrices. Elles fréquentent le plus souvent nos régions pour l’hivernage, même si certaines peuvent y nicher.

Comment les reconnaître ?

Bécasseaux sanderling © Cécile Barreaud / Office français de la biodiversité

De tailles variables, les chevaliers, bécasseaux et combattants muent deux fois par an. Ils alternent entre plumage nuptial et internuptial, ce dernier étant celui généralement observé en Bretagne lors des séjours hivernaux.

  • Longues pattes
  • Long bec

Où vivent-ils ?

Hauts sur pattes, ils sont parfaitement adaptés à un habitat en zones humides, le long des côtes ou à l’intérieur des terres, où ils puisent leur nourriture dans la vase.

  • Vasières
  • Marais, lacs
  • Lagunes côtières
  • Baies peu profondes
  • Prés salés

Zoom sur le chevalier gambette

Durant ses haltes migratoires, sur le chemin de la Méditerranée et de l’Afrique, le chevalier gambette est observable sur les côtes de nos régions, souvent en compagnie d’autres espèces de limicoles. Ses cris très variés et très sonores font d’ailleurs de lui une bonne sentinelle pour l’ensemble de la colonie. Les chevaliers gambette se nourrissent en grand rassemblement pour préserver leur sécurité, dans des endroits découverts. Ils avancent d’un pas rapide et picorent la surface de la vase pour y capturer des mollusques, des crustacés et parfois des petits poissons. Contrairement à beaucoup d’autres scolopacidés, ils ne fouillent pas les sédiments avec leurs becs pour repérer leurs proies mais utilisent leurs yeux.

Chevalier gambette - © Mickaël Buanic / Office français de la biodiversité

Une partie de leurs effectifs choisit de rester hiverner en Bretagne mais, pour la nidification, ils rejoignent d’autres sites européens où ils occupent des prairies humides et des marais.

Pourquoi faut-il les protéger ?

Sur leurs sites de reproduction, les chevaliers, bécasseaux et combattants sont surtout menacés par l’asséchement des milieux humides et la mise en culture des prairies. Durant l’hivernage, ils subissent des dérangements de natures diverses :

  • Tourisme
  • Pêche à pied
  • Chasse

Etat écologique du bécasseau sanderling selon l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Quel comportement adopter ?

  • En arrivant sur mon spot, je repère les oiseaux en même temps que j’analyse les conditions de pratiques et je m’organise pour ne pas les déranger.
  • Si je repère des groupes d’oiseaux, je reste à bonne distance et j’essaie de ne pas m’en approcher. S’ils s’envolent c’est que je suis trop proche… mais comme dans ma pratique, je m’améliore de jour en jour.
  • Si j’ai un chien, je le tiens en laisse pour éviter les envols inutiles.
     

 

Bécasseau sanderling en images

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